La ville d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut Uele fait, actuellement, face à une recrudescence de la criminalité. Depuis quelques mois, plusieurs quartiers et communes de cette entité sont la cible de l’insécurité grandissante perpétrée par des bandits en mains armées qui opèrent généralement la nuit, pillant des biens de valeur de la population.
Signalons qu’il ne passe aucune nuit sans enregistrer des cas de vol dans des maisons de commerce et d’habitation par ces malfrats qui, parfois violent les femmes.
Cette situation alimente la peur dans le chef des habitants qui sont victimes.
À ce sujet, les autorités provinciales en collaboration avec les forces de défense et de sécurité ont mis en place aux patrouilles mixtes PNC & FARDC. Sur terrain, ces unités font face à un effectif réduit et une insuffisance des moyens logistiques, ce qui limite l’efficacité de sécurisation de la population et de ses biens.
Au stade actuel, le nombre des victimes ne fait que galoper et aucune catégorie de la population n’est épargnée. Au delà des bracages et vols armés récurrents, certains cas graves ont été signalés ces dernières semaines dans les communes de Mendambo, Mambaya et Kupa où les criminels ont fait incursion dans des maisons emportant plusieurs biens et violant des jeunes filles.
Face à cette montée de l’insécurité, le coordinateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise dans le Haut Uele appelle le ministre de l’intérieur à renforcer le suivi et l’encadrement des opérations des patrouilles afin de rassurer davantage la population de cette partie Nord- Est de la RDC.
Monsieur MBIKWA Tonny jean Pierre regrette que les faits sont visibles mais le ministère de l’intérieur semble indifférent.
» Il n’est pas question de l’incompétence mais plutôt de la volonté. Les victimes de l’insécurité sont connues mais aucun message du ministre. Le ministre doit savoir qu’il est là pour la population. Il ne doit pas rester dans son bureau quand le peuple souffre. », a-t-il rétorqué
La Rédaction
