Le député national Junior Akanziade Abanda hausse le ton face au phénomène persistant du vol et de la commercialisation frauduleuse des métaux du chemin de fer à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele.
Dans une déclaration ferme, l’élu de la circonscription d’Isiro a dénoncé cette pratique qu’il qualifie de « gangrène sociale » et a promis une « poudre noire » sur la tête de tous ceux qui seraient identifiés comme auteurs, complices ou bénéficiaires de ce trafic illicite.
Pour lui, ces actes criminels ne représentent pas seulement un manque de respect envers le patrimoine public, mais constituent également une menace directe contre l’avenir du réseau ferroviaire des Uele, déjà en état de délabrement avancé.
Le plus jeune parlementaire de la législature en cours au Haut-Uele fustige également le silence coupable des responsables de la Société de chemin de fer des Uele (SCFU) face à ce qu’il qualifie de « vol diurne » de ses matériaux, une attitude qu’il assimile à une forme de complicité active dans ces actes de barbarie.
« Sans prétention de nuire à qui que ce soit, nous savons tous que la SCFU dispose d’un service de gardiennage qui travaille 24h/24. Mais chose étonnante, ces métaux sont dépiécés en pleine journée, au su et au vu de tous. Et, à quelques mètres seulement de là où ces mitrailles sont découpées, se trouve un sous-commissariat de la Police. Devant cette situation, que doit-on conclure ? », s’est interrogé l’élu du peuple.
Face à ce constat alarmant, l’honorable Akanziade appelle les autorités compétentes ainsi que la population locale à une vigilance accrue, afin que les responsables de ce fléau soient traduits en justice et que prenne fin cette tentative manifeste de sabotage économique.
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